Je m'appelle Ghislain.
Mon histoire avec la pâtisserie a pris racine bien avant les bancs de l'école. Elle a commencé au fond d'une cour. Dans le petit laboratoire de mon grand-père Gérard. Mes premiers souvenirs ont l'odeur des Noëls passés à ses côtés, les mains pleines de sucre, à le regarder façonner ses bûches.
Il avait tout acheté pour lancer sa propre affaire. Le matériel, l'espace, le rêve. Mais en rentrant de la guerre, son corps a dit non. Une allergie à la farine l'a contraint à refermer la porte de ce grand projet, et à installer un laboratoire dans son jardin.
Par un curieux hasard de l'existence, j'ai développé cette même allergie. Je le suis devenu à mon tour.
L'Atelier Gruel n'est pas juste un projet. C'est la suite d'une histoire suspendue. Il est né de ce besoin viscéral de transmettre ce que mon grand-père n'a pas eu le temps de partager.
Je suis dans la pâtisserie depuis vingt ans, et je médite depuis tout aussi longtemps. Pour moi, la qualité de la respiration, la présence et la pleine conscience sont devenues des ingrédients tout aussi essentiels que la pâte que l'on travaille. Ma zone de génie, aujourd'hui, c'est de t'aider à ralentir.
Si tu entres dans ta cuisine pour faire taire le bruit du monde…
Si tu utilises la pâtisserie comme une échappatoire à la pression, à la fatigue et au trop-plein…
Tu es au bon endroit.
Mais ici, on n'apprend pas à pâtisser pour fuir.
On pâtisse pour se retrouver.